Chenilles processionnaires Saint-Romain-au-Mont-d’Or : repérage des nids et solutions de destruction sûres

À Saint-Romain-au-Mont-d’Or, on a plutôt l’habitude de parler balades, beaux points de vue et jardins bien entretenus. Mais depuis quelques années, un invité beaucoup moins sympathique s’invite dans le décor : la chenille processionnaire. Si vous avez des pins, des cèdres ou si vous promenez votre chien en lisière de bois, vous êtes directement concerné.

Entre risques pour la santé, dégâts sur les arbres et difficulté à s’en débarrasser, mieux vaut savoir repérer les nids et connaître les méthodes de destruction réellement sûres. C’est exactement ce que nous allons voir ici, en restant très concret et adapté à la réalité de Saint-Romain-au-Mont-d’Or et de ses alentours.

Pourquoi les chenilles processionnaires sont un vrai problème à Saint-Romain-au-Mont-d’Or ?

La chenille processionnaire du pin, qu’on croise de plus en plus dans la région lyonnaise, n’est pas juste un « insecte de plus » dans la nature. C’est un nuisible au sens plein du terme, pour trois raisons principales :

  • Un danger réel pour l’homme : leurs poils urticants peuvent provoquer démangeaisons violentes, réactions allergiques, œdèmes, conjonctivites, voire difficultés respiratoires chez les personnes sensibles (enfants, allergiques, asthmatiques).
  • Une menace pour les animaux domestiques : les chiens sont particulièrement à risque. Un simple léchage ou reniflage de chenille ou de zone contaminée peut entraîner nécrose de la langue, salivation excessive, impossibilité de manger… et parfois une urgence vétérinaire vitale.
  • Un impact lourd sur les arbres : les pins (sylvestres, noirs, parasols…), et dans une moindre mesure les cèdres, peuvent être totalement défoliés. L’arbre s’affaiblit, devient plus sensible aux autres maladies et peut dépérir.

Dans une commune comme Saint-Romain-au-Mont-d’Or, avec ses espaces boisés, ses jardins arborés et ses promenades très fréquentées, les chenilles processionnaires trouvent un terrain de jeu idéal : à la fois des arbres-hôtes et des humains/animaux à proximité. C’est cette cohabitation forcée qui pose problème.

Reconnaître la présence de chenilles processionnaires : les signes qui ne trompent pas

La première étape pour agir efficacement, c’est de savoir ce qu’on cherche. Les chenilles processionnaires laissent plusieurs indices très visibles… à condition de savoir les repérer.

1. Les nids d’hiver : ces « boules blanches » dans les pins

En plein hiver, regardez la cime et les extrémités des branches de vos pins :

  • Nids visibles sous forme de gros cocons blancs, comme des boules de coton ou de soie accrochées en bout de branche.
  • Souvent bien exposés au soleil (sud, sud-ouest) : les chenilles aiment la chaleur.
  • Plus ou moins nombreux selon le niveau d’infestation. Un nid, c’est déjà de trop à proximité d’une zone de passage.

Ces nids sont constitués de fils de soie très résistants. À l’intérieur, les chenilles se regroupent pour se protéger du froid et du vent, en attendant la fin de l’hiver.

2. Les fameuses « processions » au sol

À la fin de l’hiver et au tout début du printemps (souvent entre février et avril selon la météo), les chenilles quittent les nids et se déplacent… en file indienne parfaitement alignée, museau dans l’abdomen de la précédente. D’où leur nom.

Que faut-il surveiller à Saint-Romain-au-Mont-d’Or ?

  • Des colonnes de chenilles marron-noir avec des reflets orangés, parfois très longues.
  • Un déplacement lent mais continu, généralement depuis les pins vers le sol nu, les bordures, les chemins.
  • Des processions observées sur les trottoirs, dans les jardins, près des parkings, en lisière de forêts ou d’espaces verts.

C’est à ce moment précis que les risques de contact pour les enfants et les animaux sont les plus élevés.

3. Les dégâts sur les pins

Un pin infesté peut présenter :

  • Aiguilles broutées, branches dégarnies, surtout en haut et sur les côtés les plus exposés au soleil.
  • Aspect « déplumé » de certaines parties de l’arbre.
  • Nids visibles + feuillage affaibli : le diagnostic ne fait guère de doute.

Si vous avez un doute, n’hésitez pas à observer avec des jumelles depuis le sol. Inutile de grimper dans l’arbre, et encore moins de toucher quoi que ce soit.

Quand et où surveiller à Saint-Romain-au-Mont-d’Or ?

L’activité des chenilles processionnaires suit un cycle saisonnier bien marqué. Le connaître permet d’intervenir au bon moment et de limiter les risques.

Automne – début d’hiver : installation dans les pins

À partir de l’automne, les chenilles commencent à former leurs nids d’hiver. C’est le moment de :

  • Observer les cimes des pins de votre jardin, de votre copropriété ou de vos terrains.
  • Repérer l’apparition de nouveaux nids par rapport à l’année précédente.

Plein hiver : nids bien visibles

De décembre à février, les nids sont souvent très visibles sur les arbres dénudés ou dans le ciel clair :

  • C’est la bonne période pour prévoir ou réaliser des opérations d’échenillage (suppression des nids) avec les protections nécessaires.
  • Les chenilles sont encore dans l’arbre, avant leur descente au sol.

Fin d’hiver – début de printemps : danger maximum au sol

C’est la période la plus sensible pour les habitants et les animaux :

  • Processions au sol, parfois en plein centre du village, dans les lotissements ou sur les chemins de balade.
  • Poils urticants très présents dans l’environnement : sol, herbe, terrasses, zones de jeu.

À Saint-Romain-au-Mont-d’Or, la topographie (pentes, boisements, jardins en restanques) fait que les chenilles quittent souvent des pins isolés ou des bois pour arriver… juste au niveau des zones habitées.

Destruction des nids : quelles méthodes sont vraiment sûres ?

Attention : avec les chenilles processionnaires, l’improvisation est une très mauvaise idée. Une intervention mal faite peut disperser des millions de poils urticants dans l’air et aggraver la situation. Voici les méthodes recommandées, avec leurs avantages et limites.

1. L’échenillage (retrait manuel des nids)

Il s’agit de couper et retirer les branches portant les nids, puis de les détruire.

  • À privilégier pour : arbres peu hauts, quelques nids, intervention en plein hiver.
  • Impératif : protections complètes (combinaison, gants, lunettes, masque) et mise en sac étanche des nids.
  • Destruction : par brûlage contrôlé… uniquement par des professionnels équipés et dans le respect des règles locales.

Grimper dans un pin avec une tronçonneuse et sans protection adaptée est dangereux pour la santé et pour votre sécurité. Dans la majorité des cas, mieux vaut faire appel à un spécialiste.

2. Les éco-pièges de descente de tronc

C’est une méthode de plus en plus utilisée en milieu urbain ou périurbain :

  • On installe un collier autour du tronc du pin, avec un sac collecteur.
  • Lorsque les chenilles descendent en procession, elles sont guidées vers le sac et s’y retrouvent piégées.
  • Le sac est ensuite retiré et détruit en toute sécurité.

Ce système présente plusieurs atouts :

  • Pas besoin de monter dans l’arbre : plus sécurisé.
  • Limitation du risque pour l’environnement immédiat : les chenilles ne se dispersent pas au sol.
  • Très intéressant pour les jardins privés et les espaces publics à Saint-Romain-au-Mont-d’Or.

Mais attention : il faut installer le piège avant la descente, donc anticiper la période de procession. Un professionnel local connaît bien les dates habituelles pour la région.

3. Les pièges à phéromones pour papillons (préventif)

Autre option, plutôt en prévention : les pièges à phéromones pour capturer les papillons mâles en été.

  • On les installe dans les arbres durant la période de vol des papillons (été).
  • Ils réduisent les chances de reproduction, donc le nombre d’œufs et de futurs nids.
  • C’est un complément, pas une solution unique quand l’infestation est déjà importante.

À envisager si vos pins sont infestés chaque année, dans une stratégie à moyen terme.

4. Les traitements biologiques (Bacillus thuringiensis kurstaki – Btk)

Ce sont des traitements pulvérisés (souvent par les collectivités ou des professionnels) sur les feuillages :

  • Utilisation d’une bactérie spécifique toxique pour les jeunes chenilles.
  • Action préventive : doit être appliqué au bon moment (stade jeune chenille) pour être efficace.
  • Nécessite du matériel adapté, et souvent une déclaration ou autorisation en fonction des zones.

C’est une solution à envisager sur des groupes de pins ou des zones à fort enjeu (abords d’écoles, jardins publics, parcs très fréquentés).

Les erreurs à ne surtout pas commettre

Face à un nid ou une procession de chenilles processionnaires, certaines réactions réflexes peuvent aggraver les choses. À Saint-Romain-au-Mont-d’Or comme ailleurs, on voit malheureusement encore des pratiques très risquées.

À ne jamais faire :

  • Secouer ou percer un nid avec un bâton : vous libérez dans l’air des milliers de poils urticants invisibles, transportés par le vent.
  • Passer la tondeuse ou le souffleur sur une zone potentiellement contaminée : les poils sont projetés partout.
  • Brûler un nid soi-même sans protection et sans maîtrise : la fumée peut contenir des poils urticants et les déplacer à distance.
  • Toucher les chenilles (même mortes), les prendre à la main ou les manipuler sans gants ni protection.
  • Laisser jouer les enfants ou les animaux à proximité de processions ou de nids visibles.

Les poils urticants restent dangereux même après la mort de la chenille, et peuvent persister dans l’environnement (sol, herbe, mobilier de jardin, terrasse) pendant plusieurs mois.

Que faire en cas de contact avec les chenilles processionnaires ?

Malgré toutes les précautions, un incident peut arriver. Dans ce cas, il est crucial de réagir vite et correctement.

Si un humain est exposé :

  • Ne pas frotter la peau : cela casse les poils et accentue la pénétration.
  • Rincer abondamment à l’eau claire (sans eau chaude, sans savon agressif).
  • Retirer et laver les vêtements à 60°C si possible.
  • En cas de rougeurs importantes, œdèmes, difficultés respiratoires ou contact avec les yeux : consulter un médecin en urgence ou contacter le 15 / 112.

Si un chien (ou un chat) est exposé :

  • Empêcher l’animal de se lécher (muselière temporaire si besoin, sans le blesser).
  • Rincer la gueule à l’eau tiède en douceur, sans frotter.
  • Ne pas donner de médicament humain.
  • Consulter immédiatement un vétérinaire : chaque minute compte pour limiter les dégâts sur la langue et les muqueuses.

Si vous promenez régulièrement votre chien du côté des chemins boisés de Saint-Romain-au-Mont-d’Or, surtout à la fin de l’hiver, gardez un œil attentif au sol et évitez les zones où vous avez déjà repéré des nids dans les pins.

Faut-il faire intervenir un professionnel à Saint-Romain-au-Mont-d’Or ?

Pour quelques nids bien accessibles sur un petit pin isolé, un particulier très prudent, correctement équipé et bien informé peut limiter l’invasion. Mais dans la grande majorité des cas, l’intervention d’un professionnel spécialisé reste la meilleure solution.

Pourquoi passer par un pro pour la destruction des nids ?

  • Équipement adapté : protections intégrales, matériel de hauteur, outils spécifiques.
  • Techniques maîtrisées : pas de dispersion de poils, gestion sécurisée des déchets contaminés.
  • Connaissance du cycle local : un spécialiste de la région lyonnaise sait quand les processions commencent habituellement et adapte son planning.
  • Conseils de prévention personnalisés : choix et emplacement des pièges, traitements possibles, arbres les plus à risque.

À Saint-Romain-au-Mont-d’Or, la proximité de zones boisées et de fortes pentes rend parfois l’accès aux arbres compliqué. Un pro habitué au territoire saura adapter ses moyens (cordistes, nacelles, etc.).

Quand demander une intervention ?

  • Dès l’automne si vous observez les premiers nids sur vos pins.
  • En plein hiver pour programmer un échenillage ou la pose de pièges de descente.
  • En urgence relative si vous constatez des processions au sol à proximité immédiate d’une école, d’une aire de jeux, d’un chenil ou d’un passage très fréquenté.

Plus vous anticipez, plus il est facile de limiter les risques pour votre famille, vos voisins et vos animaux.

Adopter les bons réflexes à Saint-Romain-au-Mont-d’Or

Les chenilles processionnaires ne vont malheureusement pas disparaître du jour au lendemain de la région. En revanche, on peut apprendre à vivre avec en réduisant fortement les risques, grâce à quelques habitudes simples :

  • Inspecter régulièrement vos pins entre l’automne et le début du printemps.
  • Informer vos voisins en cas de forte infestation : le problème dépasse souvent les limites d’un seul jardin.
  • Éviter de planter de nouveaux pins à proximité immédiate des zones très fréquentées par les enfants et les animaux.
  • Éduquer les enfants : leur montrer à quoi ressemble une procession, leur expliquer qu’il ne faut jamais toucher.
  • Garder vos chiens en laisse en période de processions, surtout près des lisières de bois et des pins isolés.

En combinant vigilance, information et interventions ciblées, il est tout à fait possible de profiter pleinement de votre jardin à Saint-Romain-au-Mont-d’Or, tout en gardant les chenilles processionnaires sous contrôle. La clé, c’est d’agir au bon moment et de ne jamais sous-estimer la dangerosité de ces petites files indiennes poilues.