À Saint-Genis-Laval, les chenilles processionnaires ne sont plus un simple désagrément saisonnier : elles représentent un vrai risque pour la santé et pour l’environnement local. Si vous avez des pins, des chênes ou que vous promenez votre chien dans les parcs et zones boisées de la commune, vous êtes concerné. L’objectif de cet article est simple : vous aider à comprendre le problème, à repérer la présence des chenilles, et surtout à agir sans vous mettre en danger.
Chenilles processionnaires : qui sont ces envahisseuses de Saint-Genis-Laval ?
Dans la région de Lyon et dans l’Ouest lyonnais, on rencontre surtout deux types de chenilles processionnaires :
- La chenille processionnaire du pin
- La chenille processionnaire du chêne
La plus connue, celle du pin, est déjà bien implantée dans tout le Rhône. Les hivers plus doux favorisent sa progression : ce qui était autrefois un problème « du sud » est désormais bien installé à Saint-Genis-Laval, Brignais, Chaponost, Oullins, etc.
Pourquoi « processionnaires » ? Tout simplement parce que ces chenilles se déplacent en file indienne très serrée, parfois sur plusieurs mètres. C’est impressionnant… et piégeux, car ce comportement attire souvent la curiosité des enfants et des animaux.
Les risques sanitaires : un danger réel pour les humains et les animaux
Les chenilles processionnaires sont couvertes de milliers de poils microscopiques urticants. Ces poils peuvent se détacher très facilement et être transportés par le vent. Résultat : vous pouvez être touché sans même avoir approché une chenille.
Chez l’être humain, les réactions les plus fréquentes sont :
- Démangeaisons intenses sur les zones découvertes (bras, visage, cou)
- Rougeurs, plaques et éruptions cutanées
- Conjonctivites si les poils atteignent les yeux
- Problèmes respiratoires (toux, gêne, crise d’asthme chez les personnes sensibles)
Le vrai drame, en revanche, touche souvent les chiens. À Saint-Genis-Laval comme ailleurs, les vétérinaires voient chaque année des cas graves :
- Le chien renifle ou lèche une procession de chenilles
- Les poils urticants brûlent littéralement la langue et la muqueuse buccale
- La langue peut gonfler, nécroser, et des parties peuvent tomber
- Dans les cas extrêmes, la vie de l’animal est en danger
Si vous promenez votre compagnon vers les zones boisées, autour des pins des lotissements ou près des haies bordant les chemins, le risque est bien réel.
Un impact environnemental sous-estimé à Saint-Genis-Laval
Les chenilles processionnaires ne se contentent pas de menacer notre santé. Elles fragilisent aussi les arbres et l’équilibre des espaces verts.
Sur les pins, elles peuvent :
- Défolier complètement l’arbre au cœur de l’hiver
- Ralentir la croissance et affaiblir les sujets déjà fragiles
- Les rendre plus sensibles aux maladies et aux attaques de parasites
Sur les chênes, mêmes effets : défoliation, fragilisation, perte de vigueur. Dans les jardins privés, cela se traduit par des arbres qui se dégarnissent, jaunissent ou semblent « mal en point ». Dans les espaces publics (parcs, bords de routes, zones boisées), l’impact est plus global :
- Perte de biodiversité locale
- Moindre capacité des arbres à jouer leur rôle d’ombre, de refuge et de filtre à polluants
- Nécessité de couper des arbres devenus trop fragiles ou dangereux
Autrement dit, laisser les chenilles processionnaires proliférer à Saint-Genis-Laval, c’est accepter un affaiblissement progressif de notre cadre de vie.
Comment reconnaître la présence de chenilles processionnaires ?
La bonne nouvelle, c’est qu’en restant attentif, vous pouvez repérer assez tôt leur présence sur votre terrain ou dans votre environnement proche.
Quelques indices à surveiller :
- Les nids dans les pins : sortes de gros cocons blancs, très visibles en hiver, accrochés au bout des branches. On dirait de grosses boules de coton ou de ouate.
- Les processions au sol : en fin d’hiver / début de printemps, des files indiennes de chenilles brunes, avec un alignement très serré, se déplacent pour s’enfouir dans le sol.
- Les défoliations : des branches de pins ou de chênes « grignotées », avec de nombreuses aiguilles ou feuilles manquantes, surtout à la fin de l’hiver.
À Saint-Genis-Laval, la période critique se situe en général :
- De l’automne à l’hiver pour les nids bien visibles dans les pins
- De fin février à avril pour les processions au sol (variable selon la météo)
Si vous remarquez un de ces signes dans votre jardin, dans votre résidence ou près de vos lieux de promenade habituels, il est temps de passer à l’action.
Ce qu’il ne faut surtout pas faire face aux chenilles processionnaires
Beaucoup de mauvaises idées circulent encore, et certaines sont même dangereuses. Voici ce qu’il faut absolument éviter :
- Ne jamais toucher les nids, même avec des gants de jardin. Les poils urticants traversent certains textiles.
- Ne pas brûler les nids à l’air libre : les poils sont projetés dans l’air et peuvent être inhalés par vous, vos voisins ou vos animaux.
- Ne pas balayer ou souffler les processions avec un souffleur de feuilles : vous disséminez les poils partout.
- Ne pas laisser les enfants s’approcher, même par curiosité scientifique.
En résumé : on observe, on signale, on fait intervenir des professionnels. Mais on ne joue pas les héros sans équipement ni formation.
Les solutions préventives pour protéger votre jardin et votre quartier
La lutte contre les chenilles processionnaires à Saint-Genis-Laval doit se penser en prévention. Une fois que les processions ont commencé, on ne peut plus rattraper la saison. Voici les principaux moyens d’action.
1. Les pièges à procession (colliers autour des troncs)
Ces dispositifs se posent autour du tronc du pin, au moment où les chenilles quittent le nid pour descendre s’enterrer. Les chenilles tombent dans un sac ou un réceptacle dont elles ne peuvent pas ressortir.
Points forts :
- Solution mécanique, sans pesticide
- Permet de limiter les processions au sol (et donc les risques pour les chiens et les enfants)
- Très adapté aux jardins privés
À installer de préférence avant la période de descente (fin hiver), idéalement avec l’aide d’un professionnel qui connaît bien le cycle local.
2. L’échenillage : retrait des nids en hauteur
Il s’agit de couper les branches portant les nids et de les éliminer de manière sécurisée. Cette opération se fait généralement :
- En hiver, quand les nids sont bien visibles
- Avec du matériel adapté (perche, tronçonneuse sur perche, nacelle…)
- En portant un équipement de protection complet
Sur un pin isolé et de taille modeste, un pro formé peut réduire fortement la population de chenilles en un passage.
3. Les traitements biologiques (Bacillus thuringiensis)
Le Bacillus thuringiensis kurstaki (Bt) est une bactérie utilisée en traitement biologique. Pulvérisée au bon moment sur le feuillage, elle cible les jeunes chenilles tout en limitant l’impact sur le reste de la faune.
Clés de réussite :
- Intervenir au stade jeunes chenilles, au moment de leur alimentation
- Respecter les conditions météo et les réglementations locales (zones sensibles, vent, proximité d’habitations…)
- Faire appel à un professionnel pour éviter les erreurs de dosage et de timing
4. Favoriser les prédateurs naturels
Renforcer la biodiversité, c’est aussi lutter contre les invasions. Plusieurs espèces sont prédatrices ou concurrentes des processionnaires :
- Les mésanges (très friandes de chenilles)
- Certains insectes et chauves-souris, qui s’attaquent aux papillons de nuit reproducteurs
Des gestes simples :
- Installer des nichoirs à mésanges dans les jardins et les parcs
- Limiter les traitements insecticides non sélectifs
- Préserver des haies variées et des zones de refuge pour la faune auxiliaire
Saint-Genis-Laval : qui fait quoi entre particuliers, mairie et professionnels ?
La lutte est plus efficace quand tout le monde joue son rôle. Dans une commune comme Saint-Genis-Laval, la répartition est assez claire :
Les particuliers sont responsables :
- Des arbres situés sur leur terrain (jardin, propriété privée)
- De la sécurité des personnes et des animaux qui y circulent
- De signaler à leurs voisins la présence de chenilles si celles-ci sont proches d’une limite de propriété
La mairie intervient :
- Sur les arbres des espaces publics (parcs, écoles, voiries)
- En information et sensibilisation de la population
- Parfois via des campagnes de traitement ou de piégeage coordonné
En cas de forte infestation sur un secteur (lotissement arboré, résidence, copropriété), l’idéal est souvent de :
- Mobiliser le syndic ou l’association de quartier
- Faire intervenir un professionnel pour une action groupée (échenillage, pièges, traitements biologiques)
- Informer la mairie si des arbres publics voisins sont également touchés
Réflexes d’urgence en cas de contact avec des chenilles processionnaires
Malgré toutes les précautions, un incident peut arriver. Dans ce cas, la rapidité des gestes compte.
Pour un humain :
- S’éloigner immédiatement de la zone contaminée
- Retirer délicatement les vêtements, sans frotter
- Rincer abondamment la peau et les yeux à l’eau claire (sans frotter non plus)
- En cas de gêne respiratoire, d’atteinte des yeux ou de réaction importante : consulter en urgence (médecin, urgences, centre antipoison)
Pour un chien ou un chat :
- Empêcher l’animal de se lécher
- Rincer abondamment la gueule et les zones touchées à l’eau tiède (si possible avec des gants)
- Appeler immédiatement un vétérinaire : l’atteinte de la langue est une urgence absolue
Même si les symptômes vous semblent modérés, mieux vaut un avis médical ou vétérinaire rapide. Les réactions peuvent s’aggraver dans les heures qui suivent.
Pourquoi faire appel à un professionnel à Saint-Genis-Laval ?
On pourrait se dire : « Ce ne sont que des chenilles, je peux gérer ça moi-même ». En pratique, plusieurs raisons rendent l’intervention professionnelle beaucoup plus sécurisée et efficace :
- Gestion des risques sanitaires : équipement de protection adapté, procédures pour éviter la dispersion des poils urticants.
- Travaux en hauteur : élagueurs formés, matériel sécurisé, maîtrise des accès difficiles.
- Connaissance du cycle biologique : intervention au bon moment, avec la bonne méthode (pièges, échenillage, traitement biologique).
- Respect des réglementations locales : produits autorisés, distances de sécurité, voisinage, écoles à proximité…
Un spécialiste des nuisibles dans le Rhône ou sur le secteur lyonnais saura vous proposer un plan d’action sur mesure : diagnostic des arbres touchés, calendrier d’intervention, combinaison des méthodes les moins agressives pour l’environnement et les plus efficaces contre les chenilles.
Agir dès maintenant pour limiter les risques à Saint-Genis-Laval
Les chenilles processionnaires ne disparaîtront pas toutes seules. Avec les hivers plus doux, leur présence risque même de s’intensifier. Mais cela ne veut pas dire que vous êtes condamné à subir.
En résumé, pour protéger votre famille, vos animaux et vos arbres à Saint-Genis-Laval :
- Surveillez régulièrement vos pins et chênes, surtout en hiver et au début du printemps.
- Évitez tout contact direct avec les nids et les processions.
- Mettez en place des solutions préventives : pièges, échenillage, nichoirs, traitements biologiques si nécessaire.
- Coordonnez-vous avec vos voisins, votre syndic et la mairie quand le problème dépasse votre seul jardin.
- En cas de doute ou d’infestation importante, faites intervenir un professionnel spécialisé.
Saint-Genis-Laval est une commune verdoyante, avec de nombreux arbres et espaces naturels. En gardant un œil attentif sur les chenilles processionnaires et en adoptant les bons réflexes, vous pouvez continuer à profiter de cet environnement privilégié… sans transformer chaque promenade en parcours du combattant.
