À Givors comme ailleurs dans la vallée du Rhône, les chenilles processionnaires ne sont plus un simple désagrément saisonnier. Elles représentent un vrai problème de santé publique pour les habitants, les enfants, les animaux de compagnie… et même pour les arbres. Si vous avez déjà croisé ces fameuses « processions » de chenilles poilues traversant votre pelouse, vous savez à quel point la situation peut être stressante.
Dans cet article, on va faire le point sur les chenilles processionnaires à Givors : pourquoi elles prolifèrent, quels sont les risques réels pour vous et votre entourage, et surtout comment une intervention professionnelle permet de reprendre le contrôle lorsqu’une infestation devient massive.
Chenilles processionnaires à Givors : pourquoi le problème s’aggrave
Givors bénéficie d’un climat particulièrement favorable au développement des chenilles processionnaires du pin (et, de plus en plus, du chêne) : hivers moins rigoureux, étés chauds, nombreuses zones boisées, alignements de pins d’ornement, proximité de massifs forestiers… Bref, un terrain de jeu idéal pour ces nuisibles.
Depuis quelques années, plusieurs facteurs se combinent :
- Hivers plus doux : les cocons résistent mieux au froid, davantage de chenilles survivent.
- Zones urbaines et périurbaines boisées : lotissements avec pins, parcs, jardins d’entreprises, bordures de routes plantées d’arbres sensibles.
- Manque de lutte coordonnée : chaque propriétaire gère (ou ne gère pas) le problème de son côté, ce qui laisse des « réservoirs » de population.
- Déplacement naturel des populations : les processionnaires gagnent du terrain vers le nord et en altitude.
Résultat : dans certains quartiers de Givors, on peut observer au cœur de l’hiver et au début du printemps des dizaines de nids sur un même alignement d’arbres, avec des processions entières de chenilles au sol dès les journées ensoleillées.
Les risques réels pour la santé : ne pas prendre les chenilles à la légère
Les chenilles processionnaires sont dangereuses non pas parce qu’elles mordent ou piquent, mais à cause de leurs poils urticants microscopiques. Ces poils se détachent très facilement, sont transportés par le vent et peuvent provoquer de graves réactions.
Les principaux risques sont :
- Pour l’homme :
- réactions cutanées sévères (plaques rouges, démangeaisons intenses, brûlures),
- atteintes oculaires (conjonctivites, irritations, risque pour la cornée),
- problèmes respiratoires (gêne, toux, parfois crises chez les personnes asthmatiques),
- réactions allergiques généralisées dans les cas les plus graves.
- Pour les animaux (chiens, chats…) :
- nécrose de la langue en cas de léchage ou de prise en gueule,
- hypersalivation, vomissements, forte douleur,
- risque d’amputation partielle de la langue, voire décès si prise en charge tardive.
À Givors, les vétérinaires voient chaque année, entre janvier et avril, des chiens arrivant en urgence après avoir « joué » avec une procession. Ce sont souvent des promenades anodines en bordure de bois ou dans un jardin privé qui tournent mal.
Ajoutons à cela l’impact sur les arbres : une infestation massive défoliera les pins ou les chênes concernés, les affaiblira, les rendra plus vulnérables aux maladies et peut, à terme, entraîner leur dépérissement.
Reconnaître une infestation de chenilles processionnaires à Givors
Avant de parler de lutte professionnelle, encore faut-il savoir repérer le problème. Les signes d’alerte sont assez typiques :
- Nids soyeux dans les arbres :
- gros amas blancs ou grisâtres, généralement en bout de branche,
- dans la majorité des cas sur des pins (pins noirs, pins sylvestres, pins d’Autriche, pins maritimes),
- pour les processionnaires du chêne, les nids se situent souvent dans la cime, collés aux troncs ou aux grosses branches.
- Processions au sol :
- chenilles se déplaçant en file indienne, tête contre queue,
- souvent visibles de février à avril selon la météo,
- sur les trottoirs, pelouses, allées gravillonnées, au pied des arbres infestés.
- Aiguilles dévorées :
- pins dont une partie du feuillage est complètement « broutée »,
- aspect déplumé, branches rousses ou dénudées.
Si vous observez plusieurs de ces signes sur votre terrain à Givors, vous êtes probablement face à une infestation qui nécessite une action rapide. Attendre « pour voir » ne fait qu’augmenter les risques pour le voisinage et rend l’intervention plus complexe.
Pourquoi une simple action « maison » n’est pas suffisante lors d’infestations massives
Sur un pin isolé avec un seul nid bas et facilement accessible, certains particuliers bricoleurs parviennent à retirer un nid avec une grande prudence. Mais quand on parle d’infestations massives sur plusieurs arbres de grande hauteur, la donne change complètement.
Les limites des interventions amateurs sont nombreuses :
- Risque de projection de poils urticants en coupant les branches ou en brûlant un nid sans équipement adapté.
- Difficulté d’accès : nids situés en haut de grands pins, nécessitant cordes, nacelles ou perches spécifiques.
- Manque de vision globale : on élimine quelques nids visibles, mais on laisse en place d’autres sources de contamination.
- Absence de plan de lutte complet : pas de combinaison de piégeage, traitement, suivi et prévention.
- Risque légal dans certains contextes (écoles, crèches, espaces publics, copropriétés) où l’on doit faire appel à des professionnels agréés.
Pour les jardins privés situés à proximité immédiate d’écoles, de parcs ou d’aires de jeux, une approche approximative est tout simplement irresponsable. Les poils urticants ne s’arrêtent pas à la limite de votre terrain…
La lutte professionnelle contre les chenilles processionnaires à Givors : comment ça se passe ?
Une entreprise spécialisée dans la désinsectisation des chenilles processionnaires va aborder votre situation de manière globale. L’objectif n’est pas seulement d’enlever quelques nids, mais de réduire drastiquement la population de chenilles sur votre propriété et de limiter les risques de réinfestation.
En pratique, une intervention professionnelle se déroule généralement en plusieurs étapes :
- Diagnostic sur place :
- identification précise des espèces concernées (pin, chêne),
- recensement des arbres atteints et estimation du niveau d’infestation,
- prise en compte de l’environnement : proximité d’écoles, de crèches, de parcs, d’aires de jeux, de chemins de promenade, etc.
- Choix des méthodes de lutte adaptées à votre situation :
- piégeage mécanique des processions au pied des troncs (colliers de capture),
- destruction ou retrait des nids,
- éventuels traitements ciblés (biologiques, principalement à base de Bacillus thuringiensis kurstaki, selon la période),
- pose de pièges à phéromones contre les papillons mâles en été.
- Intervention sécurisée :
- équipements de protection individuelle (combinaison, masque, lunettes, gants),
- matériel spécifique : perches télescopiques, nacelles, tronçonneuses adaptées, systèmes de piégeage, etc.
- Suivi et recommandations :
- contrôle de l’efficacité quelques semaines ou mois plus tard,
- conseils de taille, de plantations alternatives, de calendrier d’actions à l’année.
Ce travail d’ensemble permet de réduire fortement la pression des processionnaires sur un secteur donné, ce qui est particulièrement crucial dans les quartiers de Givors où l’on constate déjà une forte densité de nids.
Les techniques professionnelles les plus utilisées contre les chenilles processionnaires
Selon la période de l’année et le niveau d’infestation, plusieurs méthodes peuvent être combinées par les professionnels.
1. Piégeage mécanique au pied des troncs
Les colliers de piégeage sont installés autour des troncs des pins lorsque les chenilles entament leur descente vers le sol. Les chenilles tombent ensuite dans un sac collecteur, qui sera retiré et détruit en sécurité.
Avantages :
- aucun produit chimique,
- intervention très ciblée,
- adapté aux zones fréquentées (écoles, crèches, campings, jardins privés).
2. Retrait et destruction des nids
Réalisé en automne et en hiver, souvent avec du matériel de hauteur. Les nids sont découpés ou décrochetés, puis placés dans des sacs hermétiques pour être détruits (souvent par incinération contrôlée).
Avantages :
- réduction immédiate du nombre de chenilles en attente dans les nids,
- limitation du risque pour la saison à venir,
- idéal pour les arbres d’ornement dans les jardins et les collectivités.
3. Traitements biologiques sur le feuillage
Utilisation de produits à base de Bacillus thuringiensis kurstaki, un insecticide biologique spécifique des chenilles, pulvérisé sur les aiguilles des pins au bon stade de développement des larves.
Avantages :
- efficacité ciblée sur les chenilles en phase d’alimentation,
- impact limité sur les autres insectes,
- adapté aux zones où l’on souhaite préserver au maximum la biodiversité.
4. Pièges à phéromones pour les papillons
Installés en été, ils attirent et capturent les papillons mâles, perturbant ainsi la reproduction et limitant la formation de nouveaux nids l’hiver suivant.
Avantages :
- action préventive à moyen terme,
- permet de suivre l’évolution des populations,
- complément indispensable lors de fortes pressions d’infestation.
Un professionnel saura combiner ces techniques au fil de l’année pour obtenir le meilleur résultat possible, en tenant compte des spécificités de votre terrain à Givors.
Quand faire intervenir un professionnel à Givors ?
On entend souvent : « On verra au printemps quand elles descendront ». Mauvaise idée. La lutte la plus efficace se prépare en amont, et non au moment où les processions sont déjà au sol devant les enfants et les animaux.
Voici quelques repères pour Givors et sa région :
- Été (juin à septembre) :
- période des papillons,
- pose de pièges à phéromones pour limiter la reproduction.
- Automne (octobre-novembre) :
- installation des jeunes chenilles dans les nids,
- traitements biologiques possibles selon météo,
- repérage des arbres infestés et planification du retrait de nids.
- Hiver (décembre à février) :
- retrait mécanique des nids visible sur les pins,
- préparation de la pose des colliers de piégeage.
- Fin d’hiver / début de printemps (février à avril) :
- début et pic des processions au sol,
- moment crucial pour les colliers pièges,
- surveillance accrue dans les jardins familiaux et les espaces publics.
Dans l’idéal, vous contactez un professionnel dès l’automne, ou dès que vous identifiez des nids. Mais même en pleine saison des processions, une intervention permet de réduire immédiatement le risque autour de votre maison.
Comment se préparer à une infestation si votre quartier de Givors est déjà touché ?
Si vous savez que votre quartier est régulièrement envahi par les chenilles processionnaires, mieux vaut ne pas attendre le dernier moment. Quelques réflexes à adopter :
- Surveillez vos arbres sensibles :
- repérez les pins et chênes sur votre terrain et dans les jardins voisins,
- inspectez-les visuellement à l’automne et en hiver.
- Limitez l’accès des enfants et animaux aux zones à risque pendant la période critique :
- évitez de laisser jouer les enfants sous les pins infestés,
- tenez les chiens en laisse dans les secteurs boisés connus pour être touchés.
- Anticipez la pose de pièges :
- discutez avec un professionnel en amont pour planifier la pose de colliers de piégeage,
- envisagez une action coordonnée avec vos voisins pour plus d’efficacité.
- Sensibilisez votre entourage :
- informez les voisins, surtout ceux ayant des enfants ou des animaux,
- partagez les périodes à risque et les consignes de base (ne jamais toucher une chenille, même morte).
Une infestation massive de chenilles processionnaires n’est pas une fatalité : dans les quartiers où plusieurs propriétaires agissent conjointement, on observe d’une année sur l’autre une baisse notable des processions.
Que faire en cas de contact avec des chenilles processionnaires ?
Même avec une lutte bien organisée, le risque zéro n’existe pas. Savoir réagir rapidement fait aussi partie de la prévention.
- Pour l’homme :
- ne pas frotter la zone touchée (cela enfonce les poils dans la peau),
- retirer soigneusement les vêtements potentiellement contaminés et les laver à haute température,
- rincer abondamment la peau à l’eau tiède (sans frotter),
- en cas d’atteinte des yeux ou de difficultés respiratoires, consulter rapidement un médecin ou les urgences.
- Pour les animaux :
- éviter qu’ils se lèchent,
- rincer la gueule à l’eau tiède si possible (sans frotter),
- consulter immédiatement un vétérinaire, même si les symptômes semblent modérés.
Dans tous les cas, signalez la présence de chenilles si l’incident a eu lieu dans un espace public de Givors : cela permet d’alerter la mairie ou les services compétents.
Limiter les processionnaires sans renoncer à la nature dans son jardin
Faut-il abattre tous les pins pour être tranquille ? Pas forcément. Il est possible de trouver un compromis intelligent entre présence d’arbres et sécurité des habitants.
Quelques pistes :
- Éviter de planter de nouveaux pins sensibles dans les zones très touchées et privilégier d’autres essences moins à risque.
- Entretenir régulièrement les arbres : une taille maîtrisée, combinée à la surveillance et à la lutte professionnelle, limite fortement la problématique.
- Favoriser les auxiliaires naturels (mésanges, chauves-souris, certains insectes prédateurs) en installant des nichoirs, en limitant les traitements non sélectifs.
La nature n’est pas l’ennemi. Mais certaines espèces, comme les chenilles processionnaires, deviennent de véritables nuisibles lorsqu’elles s’installent massivement dans nos espaces de vie. Face à une infestation importante à Givors, l’appui de professionnels spécialisés n’est pas un luxe : c’est souvent la seule réponse vraiment efficace et sécurisée pour protéger à la fois votre environnement, votre famille et vos animaux.
