Pourquoi les chenilles processionnaires adorent Écully
Écully, avec ses jardins arborés, ses pins décoratifs, ses espaces verts et sa proximité avec les grands massifs boisés de l’Ouest lyonnais, offre un environnement idéal pour les chenilles processionnaires. Climat de plus en plus doux, hivers moins rigoureux, étés chauds : tout ce qu’il faut pour booster leur cycle de vie… et multiplier les problèmes pour les habitants, les enfants et les animaux.
Comprendre précisément comment elles vivent, se déplacent et se reproduisent est la clé pour organiser une lutte efficace, sans s’énerver, sans se mettre en danger, et en intervenant au bon moment. Parce que oui, face aux chenilles processionnaires, le “timing” fait toute la différence.
Chenilles processionnaires : qui sont-elles exactement ?
À Écully, on rencontre principalement la chenille processionnaire du pin, parfois aussi celle du chêne dans certains secteurs boisés. Leur point commun : des poils urticants extrêmement irritants, capables de provoquer de sévères réactions chez l’humain comme chez l’animal.
Mais au départ, ce ne sont pas des chenilles. Ce sont des papillons de nuit, discrets, que l’on voit peu… et qui pourtant lancent toute la machine.
Pour bien organiser la lutte, il faut suivre leur transformation :
- œufs
- larves (les fameuses chenilles)
- nymphes (dans le sol)
- papillons
Chaque étape correspond à une saison et à un type d’intervention possible. C’est là que tout devient intéressant.
Le cycle de vie des chenilles processionnaires à Écully, saison par saison
Été : les papillons volent… et préparent les ennuis
En plein été, souvent entre juin et septembre selon la météo, les papillons processionnaires adultes sortent de terre. On les voit rarement : ils vivent la nuit, ne se nourrissent presque pas et ne vivent que quelques jours.
Leur mission ? Se reproduire et pondre.
La femelle va pondre ses œufs principalement sur les branches de :
- pins (pin noir, pin sylvestre, pin maritime, pin d’Autriche, etc.)
- cèdres, plus rarement
Dans un jardin d’Écully avec un ou deux beaux pins d’ornement, vous avez donc de bonnes chances d’être dans leur viseur.
Les œufs sont regroupés en manchons, plaqués autour des aiguilles. Ils passent parfois inaperçus pour un œil non habitué.
Intérêt pour la lutte : À ce stade, l’action directe est compliquée pour un particulier. Par contre, c’est le bon moment pour :
- installer des pièges à phéromones (pour capturer les papillons mâles et limiter les fécondations)
- recenser les pins à risque dans votre jardin ou autour de votre copropriété
- commencer à planifier une intervention avec un professionnel si vous savez que vos arbres sont régulièrement touchés
Automne – début d’hiver : les chenilles s’installent dans leurs nids
À l’automne, les œufs éclosent. Les jeunes larves commencent à se nourrir des aiguilles de pin et à tisser des fils soyeux. Petit à petit, elles fabriquent ces fameux nids blancs, d’abord discrets, puis de plus en plus visibles.
À Écully, vous les verrez souvent :
- en boule blanche collée aux extrémités des branches de pins
- sur les pins isolés des jardins
- en lisière des parcs et espaces verts, dès qu’il y a une zone ensoleillée
Les nids servent d’abri collectif. Les chenilles sortent la nuit pour se nourrir, et rentrent s’y abriter la journée. Plus l’hiver avance, plus le nid devient gros et opaque.
Intérêt pour la lutte : À ce moment-là, deux inquiétudes apparaissent :
- la défoliation des arbres (les aiguilles sont mangées)
- l’augmentation du nombre de chenilles… qui rend les processions du printemps beaucoup plus dangereuses
C’est aussi une période propice pour :
- repérer les nids depuis le sol
- programmer un échenillage (retrait des nids) par un professionnel équipé
- préparer la mise en place de colliers-pièges autour des troncs avant la descente des chenilles
Fin d’hiver – début de printemps : les fameuses “processions”
C’est le moment le plus problématique pour les habitants d’Écully. Selon les années, entre janvier et avril, dès que les températures remontent et que le soleil réchauffe les troncs, les chenilles quittent leurs nids.
Elles descendent alors de l’arbre, en file indienne, tête contre queue, parfois en très longues colonnes : c’est la procession. Leur objectif : trouver un sol meuble pour s’enfouir et se transformer en chrysalides.
C’est à ce stade que les risques pour la santé sont les plus élevés :
- les chenilles sont couvertes de poils urticants microscopiques
- au moindre stress (manipulation, choc, vent, piétinement), ces poils se détachent et se dispersent dans l’air
- ils peuvent provoquer de sévères réactions allergiques, cutanées et respiratoires, parfois graves pour les animaux
À Écully, on voit fréquemment des processions :
- dans les allées de jardin
- le long des trottoirs bordés de pins
- près des écoles ou centres sportifs où il y a des arbres sensibles
Intérêt pour la lutte : C’est LE moment de jouer vos meilleures cartes :
- pièges à chenilles sous forme de colliers autour des troncs, qui capturent les processions avant qu’elles n’atteignent le sol
- ramassage des processions par des professionnels avec protections adaptées
- signalement en mairie ou au gestionnaire d’espace vert si vous voyez des processions près de lieux publics
Printemps – été : sous terre, la transformation silencieuse
Une fois arrivées à destination, les chenilles s’enfouissent dans le sol. Elles se transforment en chrysalides et peuvent rester en dormance plusieurs mois… voire plusieurs années pour une partie d’entre elles (stratégie de survie).
Dans votre jardin d’Écully, cela signifie que même si vous coupez un pin infesté, le sol peut continuer à abriter des chrysalides qui redonneront des papillons plus tard. Le problème ne disparaît donc pas forcément avec l’arbre.
Intérêt pour la lutte : À ce stade, les interventions directes sont limitées pour les particuliers. L’important, c’est de :
- éviter de remuer la terre sans protection dans les zones d’ancienne infestation
- garder une surveillance estivale : apparition de papillons, nouvelles pontes potentielles
- prévoir des actions préventives pour la saison suivante
Pourquoi les chenilles processionnaires sont si dangereuses à Écully
Dans un secteur résidentiel comme Écully, la cohabitation avec les chenilles processionnaires est particulièrement problématique pour trois raisons :
- la proximité avec les habitations et jardins
- la présence fréquente d’animaux de compagnie
- les zones fréquentées par les enfants (écoles, parcs, crèches)
Chez l’humain :
- démangeaisons intenses, éruptions cutanées
- œdèmes, conjonctivites si les poils atteignent les yeux
- difficultés respiratoires chez les personnes sensibles ou allergiques
Chez les animaux, surtout les chiens :
- langue très enflée après léchage ou contact
- nécroses pouvant entraîner la perte partielle de la langue
- cas d’urgences vétérinaires fréquents au moment des processions
Ces risques expliquent pourquoi il est indispensable de :
- ne jamais manipuler les nids ou les chenilles sans équipement spécialisé
- tenir les enfants et les animaux éloignés des arbres atteints
- intervenir au bon moment, de préférence avec un professionnel formé
Organiser la lutte : agir au bon moment du cycle
On peut se battre contre les chenilles processionnaires à différents stades de leur vie. L’important est de choisir les bonnes méthodes au bon moment, surtout dans un environnement urbain et périurbain comme Écully.
En été : limiter la reproduction avec les pièges à phéromones
Lorsque les papillons volent (généralement entre juin et août), des pièges à phéromones peuvent être installés dans les pins. Ces pièges attirent les mâles, ce qui réduit le nombre de femelles fécondées.
Points importants :
- ils ne suffisent pas seuls à éradiquer une population, mais aident à la diminuer
- ils sont utiles pour suivre l’intensité de l’infestation d’une année sur l’autre
- ils doivent être posés et entretenus correctement (hauteur, exposition, renouvellement des phéromones)
À Écully, cette méthode est intéressante dans les jardins avec plusieurs pins ou en coordination entre voisins d’un même quartier.
En automne : traitements biologiques et repérage des nids
À l’automne, quand les jeunes chenilles se nourrissent activement, des traitements biologiques à base de Bacillus thuringiensis kurstaki (BTK) peuvent être utilisés sur les pins. Ce traitement est plus technique et doit être réalisé par des professionnels ou des services spécialisés.
Parallèlement :
- repérez et cartographiez les nids visibles sur vos arbres
- notez les arbres les plus infestés pour prioriser les actions
- évitez de stationner véhicules, jeux d’enfants ou terrasses directement sous des pins infestés
En hiver : échenillage et destruction des nids
Lorsque les nids sont bien formés et visibles (pleine période hivernale), la technique de base reste l’échenillage : couper les branches portant les nids puis les détruire.
Mais attention :
- monter sur une échelle sans équipement adapté est dangereux
- ouvrir un nid sans protection libère des milliers de poils urticants
- le brûlage sauvage des nids est interdit et extrêmement risqué
À ce stade, l’intervention d’un professionnel local équipé (perches, protections, sacs étanches, mode de destruction sécurisé) est de loin la solution la plus sûre pour tout le monde.
Fin d’hiver – début de printemps : colliers-pièges et surveillance maximale
Avant le début des processions (souvent entre janvier et mars à Écully), on installe des colliers-pièges autour des troncs. Ces dispositifs guident les chenilles dans une goulotte qui les conduit dans un sac ou un récipient rempli de substrat.
Avantages :
- interception de nombreuses processions avant qu’elles ne gagnent vos allées et pelouses
- réduction des risques pour les enfants et animaux
- aucun contact direct avec les chenilles pendant le fonctionnement du piège
Par contre, il faut :
- installer les pièges correctement (hauteur, étanchéité autour du tronc)
- les contrôler régulièrement
- détruire ensuite les sacs de capture dans les règles de l’art
Au sol : que faire si vous tombez sur une procession à Écully ?
Vous êtes en balade dans un parc, ou dans votre jardin, et vous voyez une file de chenilles traversant une allée ? Pas de panique, mais pas d’improvisation non plus.
À ne jamais faire :
- ne pas les écraser au pied ou au râteau
- ne pas les balayer à sec
- ne pas laisser les enfants les toucher “par curiosité”
Réflexes à adopter :
- éloigner immédiatement enfants et animaux
- prendre une photo et repérer l’arbre d’origine si possible
- prévenir la mairie ou le gestionnaire de l’espace si cela se trouve dans un lieu public
- demander l’intervention d’un professionnel pour un jardin privé
En attendant l’intervention, si c’est chez vous, on peut parfois sécuriser la zone en la balisant, pour éviter que quelqu’un ne marche dans les chenilles par inadvertance.
Protéger sa famille et ses animaux à Écully
La lutte passe aussi par quelques habitudes simples, surtout au moment critique des processions.
Pour les enfants :
- expliquer, avec des mots simples, qu’il ne faut jamais toucher les chenilles poilues
- éviter de jouer sous les pins infestés, surtout par temps venteux
- surveiller les zones de jeux proches de pins dès la fin de l’hiver
Pour les animaux de compagnie :
- tenir les chiens en laisse près des zones à pins pendant la saison à risque
- éviter qu’ils reniflent ou lèchent des chenilles ou des tas de terre fraîchement remués
- en cas de suspicion de contact (langue gonflée, hypersalivation, agitation), consulter un vétérinaire en urgence
Pour les travaux de jardinage :
- porter des gants, lunettes de protection et éventuellement un masque si vous travaillez sous des pins infestés
- éviter de tailler ou de secouer les branches par grand vent
- ne pas brûler de déchets verts qui pourraient contenir des nids ou des restes de chenilles
Agir à l’échelle du quartier à Écully
Les chenilles processionnaires ne connaissent pas les limites de propriété. Un seul pin infesté peut servir de point de départ pour tout un secteur. C’est pourquoi l’action collective est particulièrement intéressante à Écully :
- informer vos voisins si vous avez des pins touchés
- proposer des actions coordonnées : pose de pièges à phéromones ou de colliers en même temps dans plusieurs jardins
- signaler les arbres très infestés situés sur le domaine public
Dans certains cas, les communes ou intercommunalités organisent des campagnes de lutte ou diffusent des recommandations précises. Se renseigner auprès de la mairie d’Écully peut vous permettre de bénéficier de conseils ou de dispositifs complémentaires.
Faire appel à un professionnel : quand et pourquoi ?
On pourrait être tenté de “faire soi-même” pour économiser un déplacement, mais avec les chenilles processionnaires, l’improvisation est rarement une bonne idée. Faire appel à un spécialiste présente plusieurs avantages :
- diagnostic fiable : confirmation qu’il s’agit bien de processionnaires, estimation du niveau d’infestation
- choix des méthodes les plus adaptées à votre cas (taille de l’arbre, environnement, présence d’enfants, animaux, etc.)
- interventions en hauteur sécurisées, avec le bon matériel
- gestion et destruction des nids et des chenilles sans mettre tout le quartier en contact avec les poils urticants
Idéalement, le contact avec un professionnel se fait dès les premiers signes :
- observation de nids en hiver
- processions au sol au printemps
- attaques répétées d’une année sur l’autre sur les mêmes arbres
Retenir l’essentiel : le cycle comme boussole pour la lutte
À Écully, la vraie clé pour limiter les chenilles processionnaires, c’est de s’aligner sur leur rythme de vie :
- été : les papillons pondent → pièges à phéromones, repérage des arbres sensibles
- automne : jeunes chenilles dans les pins → traitement biologique possible, repérage des nids
- hiver : nids bien visibles → échenillage et destruction sécurisée
- fin d’hiver / printemps : descentes en procession → colliers-pièges, surveillance, protection des enfants et animaux
- printemps / été suivant : chrysalides sous terre → préparation de la saison suivante, actions préventives
En comprenant ce cycle et en agissant au bon moment, vous réduisez non seulement les risques pour votre famille, vos animaux et vos arbres, mais vous participez aussi à limiter la pression de ce nuisible sur l’ensemble du secteur d’Écully. Et ça, pour un simple pin dans un jardin, c’est déjà un bel impact.
